Contexte

Ligne du temps

Contexte d’émergence des revues

 

Une influence américaine

L’âge d’or de la bande dessinée américaine se produit durant l’entre-deux-guerres (1920 à 1939). Durant la période de la Grande Dépression (années 1930), les publications américaines dominent le monde de la littérature jeunesse. En effet, les lecteurs et lectrices, à la recherche d’une lueur d’espoir dans le sombre quotidien de l’époque, se voient désormais offrir des histoires d’aventures, un genre nouveau qui met en scène les super héros que l’on connait aujourd’hui. La popularité de ces histoires auprès des jeunes pousse alors des maisons d’édition catholiques québécoises à inclure des bandes dessinées d’aventures dans leurs revues jeunesse.

Ce qu’on constate aussi, c’est que si l’édition pour la jeunesse au Québec prend son envol avec la Loi Choquette de 1925, elle connait son véritable essor au cours de la Deuxième Guerre mondiale, alors que l’influence étrangère — américaine surtout — décline. En effet, la popularité de la bande dessinée américaine connait une baisse importante au courant de cette période, notamment à la suite du War Exchange Conservation Act (1940); cette loi canadienne limite les importations de biens américains non essentiels, ce qui inclut les bandes dessinées. Au même moment, on constate que les revues françaises sont de moins en moins présentes sur le marché québécois, la guerre limitant la production littéraire, et encore plus son exportation. La porte est alors grande ouverte pour l’émergence des revues et des bandes dessinées « made in Québec »…

Un phénomène catholique

Au tournant du 20e siècle, l’Église catholique fait face à de nouveaux compétiteurs pour l’attention de ses fidèles. Les ouvriers n’ont alors qu’un jour de congé par semaine, le dimanche. De nouvelles formes de divertissement comme le cinéma ou les pulp papers viennent directement compétitionner l’Église pour la “récréation” de cette population. Devant cette situation, certains membres de l’Église catholique vont mettre en branle des initiatives pour garder leur influence sur les citoyen.ne.s, surtout celle qu’elle exerce sur les jeunes gens.  

Ces initiatives verront le jour au Québec, mais aussi ailleurs dans le monde catholique. C’est dans ce contexte qu’apparaît au Minnesota Timeless Topix, une revue de comics, en 1935. Cette publication est constituée de bandes dessinées en quatre couleurs qui présente des histoires sur des saints, des personnages historiques et des personnages fictifs, en mettant l’accent sur la morale catholique. Basée sur des techniques de narration moderne, il s’agit de la réponse de l’Église catholique à l’influence grandissante des comics jugés « immoraux ». Cette initiative sera reprise au Québec en 1944, en traduction française, sous le nom de Hérauts par Paul-Aimé Martin et sa maison d’édition Fides. Dans les années suivantes, deux publications de la Jeunesse étudiante catholique (J.É.C.), François et Claire, reprendront le même principe pour les jeunes adolescent.e.s québécois.es. 

Une nouvelle conceptualisation de la jeunesse et de l'adolescence

Aujourd’hui tenue pour acquise, la notion d’adolescence est pourtant relativement récente. En effet, ce n’est que depuis le 20e siècle que les adolescent.e.s sont reconnu.e.s comme un groupe social distinct, uni par une culture qui lui est propre.

Les avancées techniques du début du 20e siècle dans les manufactures permettent d’éliminer de nombreux postes, souvent occupés par des jeunes. Avec la crise économique des années 1930, les jeunes travailleurs.euses sont les premier.ière.s à se retrouver au chômage. Puis, la Seconde Guerre mondiale amène une nouvelle prospérité grâce à laquelle de plus en plus de familles peuvent se passer du revenu d’appoint jusqu’alors fourni par les enfants. C’est aussi une époque où le travail des enfants devient mal vu, où l’on s’inquiète pour leur sécurité et où l’on dénonce leur exploitation. Dans ce contexte, la première moitié du 20e siècle voit les jeunes déserter le marché du travail et fréquenter plus assidument l’école. Alors qu’autrefois, les adolescent.e.s étaient amené.e.s à partager en grande partie les expériences et les responsabilités des adultes, on les conçoit dès lors comme un groupe à part, qui a encore un pied dans l’enfance.

Dans le monde scientifique, les travaux de l’Américain G. Stanley Hall contribuent à asseoir la spécificité de l’adolescence au niveau biopsychologique. En 1904, dans Adolescence, il définit cet âge comme une transition entre l’enfance et la vie adulte, marquée par une période de grand tourment, de vulnérabilité émotionnelle et de sensibilité accrue. Les adolescent.e.s sont décrit.e.s comme ayant une capacité limitée de contrôle de soi, comme étant porté.e.s aux changements d’humeur brusques et plus enclin.e.s à adopter des comportements impulsifs et risqués. Bien que Adolescence soit publié au tout début du 20e siècle, la notion prend du temps à être intégrée par le grand public, surtout au Québec, où elle ne s’installe vraiment qu’à partir des années 1940-1950.

Cette nouvelle conceptualisation des adolescent.e.s amène de nouvelles préoccupations. C’est désormais un groupe que l’on doit protéger au même titre que les enfants. On s’inquiète de ce qu’iels font, de ce qu’iels consomment, de leur moralité. Cette angoisse est augmentée par une conception de l’adolescent.e comme « rédempteur potentiel d’une société décadente »; en gardant les jeunes sur le droit chemin, on assure donc l’avenir de la société. C’est dans cette vision que s’inscrivent les revues jeunesse de Fides et de la J.E.C., qui cherchent à promouvoir une lecture saine qui contribue à l’édification morale et spirituelle des jeunes lecteurs.trices, tout en enrichissant leurs connaissances. 

La Jeunesse étudiante catholique (J.E.C)

Au Québec, l’acronyme J.E.C. (JEC) renvoie au mouvement d’éducation populaire nommé Jeunesse étudiante catholique. Il s’agit en fait d’une organisation internationale revêtant ailleurs l’appellation Jeunesse étudiante chrétienne. Les membres du mouvement s’identifient comme jécistes. L’organisation voit le jour en 1935 et s’inspire des principes directeurs de la Jeunesse ouvrière catholique; elle cible toutefois la jeunesse en milieu scolaire. Il s’agit d’une initiative des Pères de Sainte-Croix. Initialement, l’objectif central était d’affermir l’influence chrétienne dans les milieux scolaires. La jeunesse, quant à elle, y voit une opportunité de réfléchir ses propres problèmes loin de l’influence paternaliste de la classe politique. On incite les jeunes à devenir des étudiants responsables et à prendre la parole. 

Le premier aumônier national du mouvement est nommé en 1942 : le père Émile Deguire de Montréal. Un important réseau dans les écoles secondaires est déployé. La JEC se réclame d’une plus grande autonomie pour les jeunes laïcs. Le modèle fortement hiérarchique de l’Église et de l’école québécoise semble nourrir une volonté d’autonomie. La JEC fonde des revues étudiantes qui s’intéressent entre autres aux choix de carrière. François apparaît en 1943, puis Claire quelques années plus tard. Un autre journal publié par la JEC est nommé Vie étudiante 

L’année 1946 marque la fondation de la Jeunesse étudiante catholique internationale visant à coordonner mondialement le mouvement étudiant. Malgré ceci, les années d’après-guerre créent un essoufflement des mouvements étudiants catholiques. Il n’en demeure pas moins que la JEC parvient à survivre et maintenir sa prééminence au Québec. Dès lors, elle subit une cure de jeunesse et pénètre spécifiquement les écoles primaires. En dépit de son grand succès, la JEC peine à étendre son influence au réseau scolaire public. À partir des années 1950, le mouvement québécois tend à se défaire du joug chrétien pour établir son indépendance. Alors que les mouvements jeunesse affectionnent la réflexion critique, les autorités religieuses se méfient d’un potentiel désintérêt pour les fondements religieux de l’éducation. La fin de la décennie se caractérise par une marginalisation progressive de la vie spirituelle. Le mouvement souhaite se défaire de l’influence des évêques. Les tensions ne seront jamais réellement apaisées, d’où un effritement matérialisé par la Révolution tranquille. 

Quelques lectures pour en savoir plus

Laura Di Spurio - Du côté des jeunes filles

Les mots de l’historienne belge Laura Di Spurio résonnent avec une insistance courageuse. La fière « désobéissance » de l’autrice est palpable à chaque page de cette réécriture de sa thèse de doctorat. Elle y traite l’adolescence féminine en Belgique entre 1919 et 1965. Son ouvrage est une analyse rigoureuse des discours prescriptifs entourant l’adolescence féminine. En analysant les essais des proéminents « experts » de l’adolescence du siècle passé, qu’il s’agisse de traités psychologiques, pédagogiques ou sociologiques, l’historienne se penche sur le discours de l’adulte comme outil de façonnement de la notion d’adolescence. Effectivement, les « experts » de l’enfance auraient déployé un large arsenal médico-pédagogique pour faire de l’adolescente un construit social et culturel. Il est question d’examiner les rapports entre l’évolution des savoirs et les mécanismes de pouvoir. L’autrice offre conséquemment une désarticulation complète et complexe des discours médiatiques et politiques prescrivant aux adolescentes innocence et vulnérabilité. Elle met en exergue l’artificielle antinomie entre la jeune fille menacée et sa sexualité naissante. Di Spurio examine les impacts de ces discours sur la perception qu’ont les adolescentes d’elles-mêmes. Elle se donne pour mission de dépasser les simplismes stériles de l’adolescente comme victime de l’hypersexualisation ambiante et des vicissitudes du néolibéralisme. L’éloquence et la lucidité de Laura Di Spurio permettent de révéler que l’adolescente est constamment réduite à sa sexualité et aux inconforts qu’elle engendre auprès du patriarcat détenteur du pouvoir politique. L’historienne dévoile, démystifie, révèle, et avec acharnement lit-elle à contre-courant pour montrer le regard normatif et prescriptif indéniablement violent à l’endroit de la féminité. Laura Di Spurio démontre que les adolescentes ont toujours été actrices de leur propre histoire.

– Mathieu Paradis

Lien vers le livre

Kelly Massoni - Fashioning Teenagers

Dans son livre Fashioning Teenagers: A Cultural History of Seventeen Magazine, Kelley Massoni présente l’histoire de la première revue américaine visant les adolescentes : le magazine Seventeen. Massoni met l’emphase sur le contexte socioculturel dans lequel sont créés le magazine et ses premières éditions. Son livre débute en présentant le marché ou plutôt le vide entourant les produits médiatiques destinés aux adolescentes avant l’arrivée de Seventeen sur les tablettes des vendeurs de journaux en 1944. Tout en se concentrant sur une variété de thèmes tels que le corps, la santé, l’éducation, les divertissements, l’alimentation, les corvées ménagères et la guerre, Massoni analyse le contenu du magazine et les pages couvertures des éditions afin de pouvoir comprendre les motivations derrière la création de ce média qui est basé sur un partage entre la mode et les services dans lequel il valorise les jeunes filles comme étant des futures meneuses d’Amérique. L’ouvrage se concentre sur deux périodes en particulier soit la Deuxième Guerre mondiale et l’après-guerre, lesquelles correspondent aux grands évènements se déroulant dans la revue. Effectivement, Seventeen change grandement suite au congédiement de la fondatrice Helen Valentine six ans après la création du magazine. Le contenu du magazine change alors de cap, passant de la représentation de citoyennes idéales durant la guerre à un contenu visant la consommation de produits féminins quelques années plus tard.

– Jessica Vanier

Lien vers le livre

Victoria M. Grieve - Little Cold Warriors

Le livre de Victoria M. Grieve, Little Cold Warriors : American Childhood in the 1950s, s’incrit dans le renouvellement de l’historiographie sur la guerre froide. Dans ce livre publié en 2018, la professeure d’histoire à Utah State University argumente que les enfants américains de la guerre froide faisaient partie intégrante de la stratégie américaine. Loin d’être des acteurs passifs, les enfants de la guerre froide vont y participer. Que ce soit à travers des échanges de correspondances, en créant des œuvres teintées des valeurs américaines ou en consommant les différents produits culturels créés pour eux, les enfants vont prendre place dans cette guerre et deviendront les Little Cold Warriors. Pour la majorité des Américains, la guerre froide n’impliquait pas un combat physique, mais bien un combat culturel et intellectuel. À ce niveau, les enfants ont pu prendre les armes, d’une manière métaphorique évidemment. Grieve montre ce point dès son premier chapitre lorsqu’elle présente l’importance des comics américains sur le champ de bataille culturel. À travers le personnage du Lone Ranger, un précurseur américain de Lucky Luke, les enfants peuvent apprendre les bonnes valeurs de l’heure : la justice, la liberté et le patriotisme.

– Matthieu Mazeau

Lien vers le livre

Karen Sternheimer - Pop Culture Panics

Dans Pop Culture Panics, Karen Sternheimer étudie le phénomène des paniques morales, c’est-à-dire des épisodes où des groupes ont réagi de façon disproportionnée à un phénomène jugé dangereux pour la société. Au cœur de ces débats publics se trouve la notion de déviance, que l’autrice appréhende dans une perspective constructionniste : loin d’être naturellement et universellement définie, la déviance est plutôt construite par des groupes qui œuvrent à rallier les autres à leur point de vue. En montrant les processus discursifs qui entrent dans la construction d’une panique morale, Sternheimer veut nous permettre de poser un regard critique sur les croisades présentes et futures, qui prétendent pouvoir régler des problèmes complexes avec des solutions simples. 

Dans les années 1940, les moral crusaders américain.e.s ancrent leur rejet des comic books dans une conviction que la violence qui y est montrée provoque une hausse de la délinquance juvénile. Selon Sternheimer, la panique morale entourant ces revues prend aussi (et peut-être surtout) racine dans une nouvelle conception romantique de l’adolescence, maintenant vue comme une période d’innocence plus près de l’enfance, et donc incompatible avec le contenu violent et parfois sexuellement explicite des comic books. 

– Kathleen Villeneuve

Lien vers le livre

Louise Bienvenue - Quand la jeunesse entre en scène

L’ouvrage de Louise Bienvenue s’intéresse aux actions et aux motivations de quatre mouvements jeunesse d’Action catholique spécialisée (MJACS) pour représenter et promouvoir la « catégorie jeunesse » dans l’espace public québécois au cours de la période 1930-1950. C’est « en raison de leur popularité auprès des jeunes, de leur présence dans plusieurs secteurs de la vie sociale et de leur action soutenue pour défendre la jeunesse » (p. 16) que Bienvenue considère que ces mouvements reflètent l’évolution des rapports entre la jeunesse et la société qui caractérise la période étudiée. De plus, en s’intéressant au contexte dans lequel émerge cette jeunesse, l’historienne montre que cette catégorie est un construit social, notamment influencé par les conjonctures historiques. Sa démonstration se scinde en deux parties chronologiques, comprenant chacune deux chapitres thématiques.

De manière plus générale, en déconstruisant l’idée selon laquelle les années 60 forment « le moment zéro de l’affirmation publique de la jeunesse » (p. 256), l’ouvrage de Bienvenue nous offre un regard nouveau sur la période précédant la Révolution tranquille et, plus largement, sur l’histoire de l’adolescence au Québec. La force de sa démonstration relève de son usage de sources produites par les jeunes. En mettant ces voix à l’avant-plan, Bienvenue montre que la jeunesse est à la fois construite de l’extérieur, mais aussi que les jeunes sont des acteur.trice.s à part entière, qui construisent la jeunesse de l’intérieur en la (re)définissant selon les objectifs de leur discours.

– Leah Szopko

Lien vers le livre

Margaret Cassidy - Children, Media, and American History

Le livre Children, Media, and American History offre une ligne du temps détaillée sur les médias de masse qui ont affecté les vies des enfants américains entre le 19e siècle et aujourd’hui. Cassidy démontre que si les médias en eux-mêmes ont changé, les soucis des parents sur l’effet de ceux-ci sur leurs enfants et leur développement sont restés constants à travers le temps. L’autrice se base sur neuf médias différents  : les journaux « penny press, story papers », les livres « cheap fictions, dime novels », les images pornographiques et érotiques, les films, la radio, le « rock & roll », les bandes dessinées, la télévision et finalement les téléphones cellulaires et les médias sociaux. Cassidy étudie deux hypothèses principales , la première étant que les parents ne peuvent jamais complètement contrôler ce que leurs enfants consomment comme médias. C’est une peur qu’ils ont dès le début du 19e siècle avec l’influence des « dime novels »  et c’est le cas aujourd’hui, avec le manque de supervision et l’accès ouvert des médias sociaux. La deuxième hypothèse est que les enfants vont toujours consommer les médias auxquels leurs parents s’opposent. Les enfants ont toujours été des consommateurs des médias populaires très importants et dans le livre Children, Media, and American History ainsi que dans notre corpus, on voit comment ces médias constituaient une grande partie de la vie personnelle et sociale des enfants depuis la démocratisation de l’instruction publique.

– Amynte Eygun

Lien vers le livre

Joshua Fronk - Sequential Religion. The History of Religion in comic books and graphic novels

Joshua Fronk enquête sur l’influence des thèmes religieux sur le développement de l’industrie de la bande dessinée. Avec cette recherche, Fronk cartographie les courants et thèmes religieux dans le média qu’est la bande dessinée et découvre les façons dont la religion a eu un effet sur le rôle des créateurs de celle-ci à travers le dernier siècle et demi. Pour ce faire, l’auteur travaille à partir d’images et de thèmes qui appartiennent à une suite ou une composition logique, mise ensemble dans un tout cohérent et gravitant autour du phénomène religieux (sequential images).  Après avoir exposé le contexte étasunien d’émergence des comic strips au tournant du XXe siècle, Fronk montre comment ce modèle de publications s’impose alors comme un phénomène culturel d’envergure.

Le second chapitre traite de l’émergence des premières bandes dessinées ouvertement religieuses. Si au départ les institutions religieuses étaient fortement opposées à ce genre de publications, qui ont rapidement été blâmées comme encourageant l’analphabétisme et la délinquance chez les jeunes, la situation change face à la popularité grandissante du phénomène. L’implication de l’Église catholique est en ce sens intéressante. En réponse à la réaction de l’industrie face à ses opposants, elle change son fusil d’épaule et reconnaît le potentiel pédagogique et la portée immense qu’offraient les bandes dessinées, au point de devenir éventuellement l’une des plus importantes distributrices de bandes dessinées religieuses dans les années 1940 et 1950.

Parmi les conclusions de l’auteur figure l’idée voulant que depuis les débuts des bandes dessinées, la religion et les thèmes religieux aient tour à tour été utilisés dans les bandes dessinées et les romans graphiques pour éduquer la jeunesse, se moquer des normes sociales, explorer des croyances personnelles ou encore pour comprendre certaines communautés religieuses.

– Marc-Antoine Bouchard-Racine

Lien vers le mémoire

Bibliographie

Sources
  • Desbiens, Jean-Paul, Les insolences du Frère Untel, Montréal, Les éditions de l’Homme, 1960.

  • Ministère de la Défense nationale. « Les onze étapes pour la survivance », Organisation des mesures d’urgence, 1969.
Monographies
  • Bienvenue, Louise, Ollivier Hubert et Christine Hudon. « Le « collège classique » : une tradition inventée? Quelques réflexions autour d’un débat des années 1920 », dans Le collège classique pour garçons. Études historiques sur une institution québécoise disparue, Anjou, Fides, 2014, p. 91-114.
  • Brookfield, Tarah. Cold War Comforts : Canadian Women, Child Safety, and Global Insecurity, 1945-1975, Waterloo, Wilfrid Laurier University Press, 2012, 290 p.
  • Cadotte, Robert et Anik Meunier. L’école d’antan (1860-1960) : découvrir et se souvenir de l’école du Québec. Québec, Presses de l’Université du Québec, 2011, 198 p.
  • Cassidy, Margaret M. Children, Media and American History. New York, Routledge, 2018, 136 p.
  • Desjardins, Gaston. L’amour en patience : La sexualité adolescente au Québec (1940-1960), Québec, PUQ, 1995, 261 p.
  • Di Spurio, Laura. Du côté des jeunes filles. Discours, (contre-)modèles et histoires de l’adolescence féminine (Belgique 1919-1965), Bruxelles, Éditions de l’Université de Bruxelles, 2019, 296 p.
  • Falardeau, Mira. Histoire de la bande dessinée au Québec, Montréal, VLB, 2008, 190 p.
  • Kenneally, Rhona R. et Johanne Sloan. « Dusting Off the Souvenir », dans Expo 67 : Not Just a Souvenir, Toronto, University of Toronto Press, 2010, p. 3-24.
  • McRobbie, Angela. Jackie : An ideology of Adolescent Feminity, Birmingham, University of Birmingham, 1978, 54 p.
  • Sternheimer, Karen. Pop Culture Panics: How Moral Crusaders Construct Meanings of Deviance and Delinquency. New York, Routledge, 2014, 172 p.
  • Warren, Jean-Philippe. Hourra pour Santa Claus! : la commercialisation de la saison des fêtes au Québec, 1885-1915, Montréal, Boréal, 2006, 301 p.

Articles
  • Bartunek, Jean M. et Boram Do. « The Sacralization of Christmas Commerce », Organization, vol. 18, n°6 (2011), p. 795-806.
  • Bellemare, Luc. « Focus Shift : An Essay On the Overlooked Musical Influences in Québec Popular Chanson of the 1960s », dans Practising Popular Music : 12th Biennal IASPM-International Conference Montreal 2003 proceedings, p. 41-52.
  • Brisebois, Marilyne. « L’enseignement ménager au Québec : entre « mystique » féminine et professionnalisation, 1930-1960 », Recherches féministes, vol. 30, n°2 (2017), p. 17-37. https://doi.org/10.7202/1043920ar
  • Deen, Jeannie. « A Young Girl’s Fancy », Southern Quarterly, vol. 18, n°1 (automne 1979), p. 169.
  • Delhaye, Pierre-Alexis. « La réception des comics Marvel en France à partir du courrier des lecteurs dans les revues des éditions Lug », Journal of Philology and Intercultural Communication / Revue de Philologie et de Communication Interculturelle, vol. 3, n°1 (janvier 2019), p. 5.
  • Fradette, Marie. « Évolution sociogrammatique de la figure de l’adolescent depuis 1950 », Cahiers de la recherche en éducation, vol. 7, n°1, 2000, p. 77–89. https://doi.org/10.7202/1016945ar
  • Johnstone, John WC. « Social Change and Parent-Youth Conflict : The Problem of Generations in English and French Canada », Youth & Society, vol. 7, n°1 (1975), p. 3-26.
  • LeGrand, Catherine, « Les réseaux missionnaires et l’action sociale des Québécois en Amérique latine, 1945-1980 », Revues des études d’histoire religieuses, vol. 79, n°1 (2013), p. 93-115.
  • Lepage, Françoise. « Le roman pour adolescentes de 1945 à 1960 », Cahiers de la recherche en éducation, vol. 7, n°1, 2000, p. 21–35. https://doi.org/10.7202/1016942ar
  • Lepage, Françoise. « Le concept d’adolescence : évolution et représentation dans la littérature québécoise pour la jeunesse », Voix et Images, vol. 25, n°2 (2000), p. 240–250. https://doi.org/10.7202/201478ar
  • Melançon, Benoît. « Jean-Philippe Warren, Hourra pour Santa Claus! La commercialisation de la saison des fêtes au Québec, 1885-1915 », Recherches sociographiques, vol. 48, n°3 (2007), p. 203-205.
  • Pierce, Kate. »A Feminist Theoritical Perspective on the Socialisation of Teenage Girls through Seventeen Magazine », Sex Roles, vol. 23, n°9-10 (1990), p. 491-500.
  • Pouliot, Suzanne et Nathalie Roussel. « L’adolescence vue par les Frères de l’Instruction chrétienne », Cahiers de la recherche en éducation, vol. 7, n°1, 2000, p. 37–61. https://doi.org/10.7202/1016943ar
  • Rudy, Jarrett. « WARREN, Jean Philippe, Hourra pour Santa Claus! La commercialisation de la saison des fêtes au Québec, 1885-1915 », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 62, n°3-4 (2009), p. 613-616.
  • Viau, Michel. « La BD au Québec : Une route semée d’embûches », Québec français, n°149 (printemps 2008), p. 32-34.
Mémoires et thèses
  • Cornett, Joshua. « Bombs, Bikinis and Godzillas : America’s Fear and Fascination of the Atomic Bomb as Evidenced Through Popular Media, 1946-1962 », mémoire de M.A., Eastern Kentucky University, Département d’histoire, 2010, 93 p.
  • Fradette, Marie. « De la jambe poilue au nombril percé : le roman québécois pour adolescentes de 1940 à 2000 », thèse de Ph.D., Université Laval, Département des littératures, 2006, 211 p.
  • Lemay, Sylvain. « Le « printemps » de la bande dessinée québécoise (1968 -1975) », thèse de Ph.D., Université du Québec à Montréal, Département d’études littéraires, 2010, 363 p.
  • Melançon, Louise. « L’édition d’enfance et de jeunesse de la décennie quarante chez Fides : un programme de lecture pour la jeunesse canadienne-française », mémoire de M.A., Université de Sherbrooke, Département d’études françaises, 1998, 160 p.
  • Paradis, Charlène. « L’éducation morale et religieuse des adolescents à l’école publique québécoise, 1929-1958 », mémoire de M.A., Université Laval, Département d’histoire, 2007, 215 p.
  • Robert, Thierry. « « Le Québec à l’âge des loisirs ». L’évolution de la représentation du loisir pour la jeunesse dans le discours de la Confédération des loisirs du Québec de 1961 à 1978 », mémoire de M.A., Université de Sherbrooke, Département d’histoire, 2008, 107 p.
Sites Internet